Témoignages

Mathieu nous raconte son histoire avec son sourire et sa bonne humeur.

Atteint du syndrome de Little, il relate les différents parcours qu’il vit dans son quotidien d’homme et de professionnel.

« Je m’appelle Mathieu POTIN, j’ai 35 ans. 
Je suis porteur d’un handicap moteur dénommé Paralysie cérébrale spastique, plus communément connu sous le syndrome de Little. 

J’ai cette pathologie depuis la naissance, elle se caractérise par des troubles de la marche et de l’équilibre. 

Au niveau des soins:

Je dois avoir des séances de kinésithérapie 3 à 4 fois par semaines, en cabinet libéral, pendant lesquelles, on cible le renforcement musculaire, les étirements, et différents exercices visant à améliorer l’équilibre. 
D’un point de vu médicamenteux je dois prendre 1/2 cachet matin et soir pour réduire les effets de la spasticité. 

Au niveau de la scolarité:

Mes parents ont toujours refusé que je sois dans des structures spécialisées, de ce fait j’ai toujours eu une scolarité « classique » au milieu d’enfants, n’ayons pas peur des mots, non handicapés. 

Ma mère était professeur des écoles, la transition et l’accompagnement était toujours fait dans la bienveillance. Mes instituteurs / trices, étaient des amis de mes parents, ils connaissaient les problématiques. Un PAI (Protocole d’Accueil Individualisé) a été mis en place. Le kiné venait à l’école, et me faisait ma séance pendant un temps imparti. 

Aujourd’hui à l’âge adulte:

Je bénéficie également d’une prise en charge au centre de rééducation fonctionnelle une fois par an sur une durée de 2mois et demi en moyenne. 

Pendant cette « cure » j’ai des séances de kinésithérapie tous les jours, un suivi en ergothérapie. Je profite de ces séjours pour revoir les différentes demandes MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) et les aménagements (poste de travail, maison, voiture) 

Je suis en CDI


Je bénéficie d’une RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé), et d’un poste aménagé (siège ergonomique). Ma principale difficulté reste la marche. De ce fait, j’évite de faire des déplacements d’un bureau à un autre inutilement.

Lors de mon entretien d’embauche j’ai tout de suite précisé les besoins pour éviter toute méprise de la part de mon employeur. 

Je lui ai clairement dit qu’il était impossible pour moi d’emprunter des escaliers, et de me déplacer sur différents niveaux. 

Pour y répondre, les services compétents ont mis en place des solutions simples:

  • Je travaille dans un bureau de plain-pied, avec un accès par des rampes, des mains courantes…. 
  • J’ai aussi un parking dédié. 
  • Dans la vie quotidienne au travail, lors des réunions (avant épisode Covid) les collègues me disent de m’asseoir systématiquement. 

S’il nous arrive de sortir des locaux, les collègues prennent le temps pour m’accompagner, et s’il le faut, ils me proposent de faire des pauses régulièrement. Si les déplacements sont longs, on y va en voiture de service, (conduit par un collègue car ma voiture nécessite un aménagement spécifique). 

Lors de l’aménagement du poste de travail sur site. Le préventeur et les ressources humaines ont suivi les recommandations de la médecine du travail. 

Ça a été la même chose pour l’aménagement Covid. Je bénéficie du même aménagement de poste à la maison. 

Donc je pense pouvoir dire que mon intégration dans le monde du travail s’est parfaitement déroulée.« 

Mathieu POTIN
Mathieu POTIN

Quand je lui demande de me dire un mot qui résume son témoignage, Mathieu me répond « entraide ».

Merci Mathieu de nous raconter ton histoire. Elle permet de casser des barrières et de rompre des préjugés.

Avançons ensemble vers une société plus inclusive!

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